Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie l’affrontement déjà entamé entre les différentes puissances capitalistes qui veulent régner sur le monde n’a fait que s’accélérer. Aux quatre coins de la planète les canons grondent, les nouvelles de guerres saturent les informations. Pourtant cette réalité peut nous sembler bien lointaine.
Pour le moment nous pouvons encore nous réjouir de ne vivre ces évènements qu’à travers leurs conséquences , nombreux sont ceux qui la vive dans leur chair. Qu’ils soient civils ou militaires, au front ou à l’arrière, les missiles comme les drones ne font pas de différences.
En Europe la marche vers la guerre est bien là et la France en est partie prenante. Elle défend ses intérêts, ou plutôt les intérêts de ses bourgeois, pour l’instant de loin mais en nous préparant déjà à la prochaine étape. Du « nous sommes en guerre » de mars 2020 au « accepter de perdre nos enfants », c’est une entreprise de propagande à grande échelle qui est à l’œuvre, avec la jeunesse en première ligne.
Toutes les guerres ont leurs profiteurs, les bénefices des patrons français s’envolent alors que les prix du carburant comme du reste battent des records.
De tous bords on se réjouit des emplois créés par le développement rapide de la production d’armement, nous promettants monts et merveilles. Ici, à Lorient, beaucoup de travailleurs œuvrent dans l’industrie de l’armement ou chez ses sous-traitants, à St Nazaire la promesse d’un nouveau porte-avions fait miroiter des milliers d’emplois pendant des années. Ne nous laissons pas aveugler, les armes sont faites pour être utilisées et celles que l’on produit aujourd’hui serviront et pourront très bien nous tomber dessus demain.
La guerre, il y a ceux qui la déclenche et ceux qui la font. Ceux qu’on enverra affronter les robots tueurs dans la boue et qui n’auront pas d’abri lorsque s’abattront les missiles téléguidés par intelligence artificielle. Ceux-là même qui de par le monde produisent, transportent, nettoient et réparent tous ce qui fait fonctionner nos sociétés et grandir les profits.
Si rien ne semble aujourd’hui pouvoir arrêter cette marche vers la guerre et que la sidération et la résignation gagnent peu à peu les cœurs et les esprits à mesure que la situation du monde empire. Il est urgent de rappeler qu’il est possible de dire non et de s’opposer au drame qui se dessine sous nos yeux. A l’image de ceux qui sur tous les fronts ont choisit la désertion et l’exil plutôt que de participer au massacre et d’y abandonner « corps et âmes ».
Et c’est d’ailleurs la meilleure des options, la seule qui peut offrir autre chose en perspective. Nous proposons d’en discuter le samedi 13 juin à 14h30 au BarIkde, 52 rue Paul Guieysse à Lorient.
